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[Système Alimentaire Low-tech | Arthur Keller](https://www.youtube.com/watch?v=TC2I-Ov3p70) à retrouver en post de Arthur Keller [(1) Post | Fil d’actualité | LinkedIn](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7433118869336072192/?updateEntityUrn=urn%3Ali%3Afs_updateV2%3A%28urn%3Ali%3Aactivity%3A7433118869336072192%2CFEED_DETAIL%2CEMPTY%2CDEFAULT%2Cfalse%29)
[Arthur Keller](https://www.linkedin.com/in/kellerarthur?miniProfileUrn=urn%3Ali%3Afsd_profile%3AACoAAAoNHm4BYA2tQzCFlG9g_aI552xf4vSZrUo) "Février 2030 : alors que le salon de l'agriculture bat son plein, et dans un contexte de multiplication des tensions géopolitiques, la ministre de l'Agriculture et de la Résilience Alimentaire annonce le soutien massif de l'État aux systèmes alimentaires low-tech en raison des ruptures chroniques et potentiellement définitives de chaînes logistiques mondiales critiques...
— Trêve de divagation, je vous propose de mettre notre grain de sel dans la conversation avant que ne se referme la parenthèse du salon de l'agriculture 2026 ! En posant la question suivante : Et si l'on développait des systèmes alimentaires low-tech (SALT) ? On pourrait définir le SALT comme un système de production agricole et de distribution alimentaire qui – par opposition aux systèmes alimentaires agro-industriels high-tech – viserait, dans une optique de durabilité forte et de résilience collective, à questionner nos besoins réels et à développer des dispositifs d'approvisionnement, de production, de transformation, de transport et de distribution ainsi que de consommation aussi faiblement « technologisés » que possible, minimisant les flux d'énergie et de matières premières requis à la production et à l’usage, utilisant le moins possible de ressources tout au long de la chaîne de valeur, n’infligeant pas de dégradations irréparables à l'environnement ni de coûts cachés à la collectivité. Dans le SALT, chaque sous-ensemble constitutif est basé sur des techniques simples, peu ou pas dépendantes de ressources non renouvelables et de matériaux composites issus d'industries complexes et polluantes, ainsi que sur des équipements réparables et maintenables dans la durée et sur des consommables produits dans un rayon géographique maîtrisable. Le système facilite le réemploi, la réutilisation, le recyclage, s’appuie sur des savoirs partagés et sur un travail – humain et si nécessaire animal – digne et respectueux des individus. Le SALT ouvre des perspectives de renouveau des modèles technologiques, économiques et financiers, logistiques et organisationnels, institutionnels, infrastructurels, sociaux, culturels et mêmes philosophiques et éthiques existants. À ce titre, il est bien plus transformateur que le seul système alimentaire territorialisé. Les [hashtag#lowtech](https://www.linkedin.com/search/results/all/?keywords=%23lowtech&origin=HASH_TAG_FROM_FEED) constituent en effet une boîte à outils inestimable pour l'avenir, à fort potentiel de métamorphose. Voir la courte vidéo ci-dessous pour fixer le cadre dans lequel devraient dès à présent s'ancrer nos réflexions stratégiques pour l'avenir des territoires et de la nation. Bon visionnage, et merci par avance pour les réactions et les partages ! Il est temps de se jeter à low ! (non mais allô) N'HÉSITEZ PAS À TAGGER DES MÉDIAS/JOURNALISTES QUI COUVRENT LE SALON DE L'AGRICULTURE ! \> Pour faciliter les partages hors Linkedin\, le lien vers la vidéo Youtube : [Système Alimentaire Low-tech | Arthur Keller](https://www.youtube.com/watch?v=TC2I-Ov3p70) [Résilience territoriale](https://www.linkedin.com/company/resilienceterritoriale/) [Résilience alimentaire](https://www.linkedin.com/company/resiliencealimentaire/) [Matériaux biosourcés](https://www.linkedin.com/company/materiauxbiosources/) [hashtag#Agriculture](https://www.linkedin.com/search/results/all/?keywords=%23agriculture&origin=HASH_TAG_FROM_FEED) [hashtag#Alimentation](https://www.linkedin.com/search/results/all/?keywords=%23alimentation&origin=HASH_TAG_FROM_FEED) [hashtag#Souveraineté](https://www.linkedin.com/search/results/all/?keywords=%23souverainet%C3%A9&origin=HASH_TAG_FROM_FEED) [hashtag#Résilience](https://www.linkedin.com/search/results/all/?keywords=%23r%C3%A9silience&origin=HASH_TAG_FROM_FEED)"




*** Discussions groupe biorégion en ligne : \*Perrine / je repense notamment aux propos et témoignages de @Pascal Par enchantement @Marion CirculR lors de notre atelier du matin, qui ont évoqué des enjeux directement en lien avec ce qu'amène Arthur Keller dans cette vidéo. Et toujours, en dynamique bioregionale, ça nous donne de la matière concrète à réfléchir comment construire quoi de viable et inspirant depuis là où on est
\*Serge / Au second degré, ça pose la question: Quel est le minimum technologique (et de savoir-faire) qu’il faut conserver / mettre en place / réinventer pour implémenter, par exemple un système SALT. Comme a dit Frédéric Lordon « La ZAD ne peut pas créer les outils utilisés par la ZAD ». Ça tend à démontrer que le concept de « Low tech » est relatif et qu’il doit être optimisé pour un mode de production choisi et un mode de société que l’on désire (et qu’on est capable de gérer durablement dans le cadre des limites planétaires). Plus précisément, la phrase est « La ZAD ne peut pas produire les outils de production de la ZAD » : https://youtu.be/l-yHD8hwukc?t=3416 Donc la logique est la suivante: \- Les problèmes à résoudre sont de nature structurels / systémiques\. \- ⁠Donc la solution doit être de nature structurelle\. \- ⁠La question est donc: Pour implémenter une production de nourriture de type SALT\, quels sont les méthodes / outils requis\. \- ⁠Quel niveau de technologie est le minimum requis pour produire à leur tour ces moyens de production \(lesdits outils\)\. \- ⁠et aussi : dans ce cadre\, ce nouveau paradigme\, à qui appartiennent ces moyens de production ? \- ⁠Est\-ce théoriquement possible dans un système capitaliste néolibéral ? Probablement pas\, vu que celui\-ci à pour but unique de faire\, non pas ce qui est nécessaire \(pour la survie du groupe\)\, mais ce qui rapporte à une minorité qui exploite la majorité et tend à accaparer \(piller\, détruire\, dénaturer\) les communs \(eau\, forêts\, etc\.\)\. \- ⁠Idéalement\, il faudrait que non seulement les outils de la production agricole soient des communs\, mais que les outils de production de ceux\-ci \(usines de production des outils agricoles\) soient également des communs\. \- ⁠Or\, paradoxalement\, plus les problèmes liés au changement climatique et ceux liés à la diminution des ressources \(oui\, je sais\) en eau\, terres cultivables\, biodiversité\, énergie \(fossile ou autre\) s’aggravent\, plus les capitalistes d’une part font la promotion de régimes autoritaires\, pro\-business\, pro\-FNSEA\, pro\-pétrole \(« Drill\, baby\, drill\! »\) et plus une large fraction de la masse y adhère\, devient anti\-écologie\, applaudit des massacres comme celui de Sainte Soline\, sur arrière\-plan de lutte des classes\, de domination du peuple par la violence\, de racisme\, de xénophobie et de misogynie\. \- ⁠Le problème le plus grave selon moi\, est que : plus il devient évident qu’un changement radical est nécessaire\, plus les princes qui nous gouvernent \(et les « élites » qui les paient\) ruent dans leur brancards et utilisent tous les moyens : violence\, peur\, mensonge\, propagande\, pour ne pas tomber de leur piédestal et rester maitre des moyens de production pour maximiser leur profit\, plutôt que d’optimiser le système pour la survie du vivant\, le respect de la nature et le bonheur des individus\. \*Perrine / J'ajouterai cette réflexion à nos notes de travail, pour les mobiliser lorsqu'on se repenche sur la question ! La piste de Antoine autour de coopérative des communs, avec l'idée émergente d'une structure ACV (atelier des communs vivants/ pour le vivant), pourrait être notre prochain petit pas pour nous doter de nos outils peu à peu par ces dynamiques localisées de communs pour le coup 😊 a suivre lors de nos prochaines rencontres en mai/juin 😁 \*Somhack/ réponse à Serge 'Au second degré, ça pose...' : Sauf si nous recréons localement ces savoirs-faire et savoirs pratiques. Dans le cadre des travaux du mouvement du post-urbain, il y a ces aspects (pour avoir à nouveau des taillandiers capables de travailler le métal sans hauts fourneaux) \*Serge/ Là aussi cette idée suscite une réflexion au 2e degré : Plus généralement : « Est-ce que toute notion de transition, de décroissance, d’écologie n’est pas nécessairement bottom-up (jamais top-down) ?» Personnellement, je pense que si. Comme dit, je pense qu’un cadre capitaliste n’a pas (par construction) les grilles d’analyse pour comprendre la nécessité existentielle d’une transition du modèle de production agricole. Un gouvernement capitaliste est toujours forcément, par définition dans une logique de croissance, d’extractivisme, de déni total des limites planétaires. C’est une logique jusqu’au bout-iste, radicale, de maximisation du profit «  quoi qu’il en coûte ». Autrement dit : travailler le métal sans hauts fourneaux est une approche tactique, mais quid de l’approche stratégique ? Comment faire des vélos ? comment faire des roulements à billes sans hauts-fourneaux, sans usines et sans machines outils. Ce n’est pas un détail, c’est la réalité historique. Les premiers vélos viables (pas les prototypes artisanaux de la fin du XVIIIe siècle) n’ont vu le jour qu’après l’avènement des machines-outils, c’est une question cruciale de précision et de reproductibilité. Le problème n’est pas l’industrie, mais la gouvernance de celle-ci. \*Somhack/ La question est évidemment comment sortir du capitalisme. Sortir du capitalisme ne signifie pas forcément sortir de toutes formes d'industrie. Si Karl Marx porte une pensée inaugurale, ces concepts doivent être prolongés, voire dépassés (au sens philosophique du terme, c'est-à-dire inclus et élargi, contextualisé pour nos enjeux contemporains). La question est de recréer des échelles de communalité viable. Pourquoi devons-nous fabriquer des vélos ? Est-ce que si nous "déménageons" nos territoires, le vélo fait-il sens ? En plus de ce déménagement, n'est-il pas aussi question de repenser l'organisation sociale du travail ? Travailler 35h par semaine, faire tous les jours la même tâche, les mêmes missions quelles que soient la météo, la saison, les vies personnelles... Est-ce que cela fait sens ? Je ne propose pas d'apporter de réponse-solution toute faite mais de pouvoir poser des questions bonnes (pas seulement de bonnes questions mais des questions bonnes qui portent en elles le germe d'une réponse bonne et non pas seulement une bonne réponse). \*Serge / « Pourquoi devons-nous fabriquer des vélos ? ». Simplement, parce que c’est une métaphore. C’est ma métaphore pour le ‘minimum social’ que l’on doit viser et qui dicte à son tour quel degré de high-tech / low-tech / ‘middle-tech’ il faut viser. Une société qui ne sait pas produire de vélos, ne sait plus non plus produire de trains, de matériel médical, de fusils, elle devient une proie facile. https://fr.wikipedia.org/wiki/Vélo\_de\_l%27Armée\_suisse

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